Pour une Culture partagée

Pour une Culture partagée

L’artiste aubagnais Jo Corbeau qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la culture populaire méditerranéenne appelle à voter pour Magali Giovannangeli, une candidate, dit-il, « humble et compétente qui inspire la confiance et qui a les capacités pour assumer cette responsabilité citoyenne ».

Jo Corbeau est un drôle d’oiseau. Plus connu sous son pseudonyme de volatile obscur que de son vrai nom, Georges Ohannessian, cet auteur-compositeur et interprète d’origine arménienne est une figure de la culture populaire marseillaise.

Son nom de scène est gravé dans « L’anthologie du rock français » paru aux éditions du Camion Blanc en 2017 : Jo Corbeau est le créateur du rub a dub phocéen, mélange réjouissant de reggae et de folklore occitan, un style musical qui, à chacun de ses battements d’ailes, a conquis des publics bien au-delà de nos frontières régionales et influencé une palanquée d’artistes régionaux qui volent aujourd’hui de leurs propres ailes.

Tombé sous le charme de notre ville il y a de cela plusieurs années, c’est à Aubagne que cet artiste vit désormais. Un choix qui ne tient pas au hasard comme il aime le rappeler : « Aubagne était alors une référence dans de nombreux domaines innovants et elle était réputée pour ces nombreux échanges culturels au niveau international ». Hélas, on sait aujourd’hui que ce rayonnement n’est plus qu’une pâle lueur entretenue par quelques manifestations sporadiques d’une Culture désormais en friche.

Jo Corbeau, que nous avons rencontré, souhaite comme beaucoup d’Aubagnais tourner la page de la municipalité Gazay et ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire d’Aubagne projeté vers l’avenir à la lumière du passé.

Lorsqu’on lui demande qu’elles seraient les mesures urgentes à prendre pour soutenir la Culture, il égrène les solutions : « Relancer L’Escale, cette MJC historique et son studio d’enregistrement, avec une programmation régulière de bons concerts. C’était un tremplin extraordinaire pour la promotion des artistes et groupes locaux. Il faudrait aussi varier les évènements artistiques dont les plus importants seraient aussi présentés à l’Espace des Libertés et bien sûr renouer avec la Fête de la Paix, avec les festivals reggae au Parc Jean-Moulin, la sardinades du R.A.M.A, Le festival du Micro de Bois, le Slam, les sounds-systems… mais surtout redonner des moyens aux Maisons de quartier pour leurs fêtes conviviales, tout en pensant aux seniors, les thés dansants, et aux jeunes en donnant les moyens nécessaires au festival hip hop. »

Et pour mettre en musique tout cela, il propose « la création d’une coordination globale du monde culturel doit permettre de faire confiance aux acteurs culturels qui ont fait leurs preuves, les associations connaissant parfaitement le terrain pour une culture vivante entre tradition et modernité ».

S’il a bien conscience du chantier considérable qui attend la prochaine équipe municipale pour faire à nouveau rayonner notre ville, d’abord dans le cœur de ses habitants, il sait pouvoir compter sur la liste d’union autour de Magali Giovannangeli : « Ces personnes ont réussi à transmuter leurs différences par le dialogue et l’intelligence comme Denis Grandjean du mouvement écologiste et tous les candidats de cette liste d’union venus d’horizons variés mais ayant tous le cœur à gauche et l’amour d’Aubagne. Ce rassemblement aubagnais a déjà réussi une unité constructive autour d’une candidate humble et compétente qui inspire la confiance et qui a les capacités pour assumer cette responsabilité citoyenne ».