La petite enfance est notre avenir, nous avons la responsabilité d’en prendre soin.

La petite enfance est notre avenir, nous avons la responsabilité d’en prendre soin.

Il est incontestablement de la responsabilité des municipalités de prendre soin des jeunes enfants et de leurs parents dans des espaces d’accueil et d’écoute avec du personnel formé mais aussi reconnu dans la difficulté de son travail. La petite enfance est notre avenir, nous avons la responsabilité d’en prendre soin.

La toute petite enfance, une période de vulnérabilité

Après neuf mois passés dans le ventre de sa mère, le nourrisson mettra plusieurs semaines parfois plusieurs mois pour s’acclimater à sa nouvelle vie. Les bruits, les lumières, les mouvements sont en prise directe et sont sources d’angoisse et d’anxiété. Le nourrisson devra s’acclimater, il bénéficiera pour cela de la rassurance affective (et l’amour) de ses proches et de sa mère (et père et/ou conjoint) en particulier. Il évoluera de ce que l’on appelle une dépendance totale à une dépendance relative. C’est-à-dire que peu à peu le nourrisson sera à même d’être « soigné » par d’autres. Faut-il encore que cet autre soit en relation dans des conditions optimales.

La crèche ou multi-accueil, un lieu de séparation (trop) précoce

Nous le savons, dès le troisième mois après la naissance, le congé maternel prend fin et pour les couples qui ne peuvent pas bénéficier d’un congé parental le jeune enfant va devoir se confronter à une garde. Au-delà du cercle familial et des assistantes maternelles, le lieu d’accueil « classique » est donc le multi-accueil ou crèche. Nombreuses sont les villes en carence de places et Aubagne n’y échappe pas. Alors que la ville est dotée de crèches municipales, la municipalité actuelle commence à ouvrir la place aux crèches privées. Il ne s’agit pas là de crèches associatives ou parentales mais bien d’entreprises à but lucratif. Issues de grands groupes financiers comme Crèches du Sud, les Petits Chaperons Rouges ou encore People and Baby, ces lieux d’accueil ont pour finalité le profit financier.

Or le budget d’une crèche, financé en très grande partie par la CAF (avec une part subvention et une part parentale), est pour l’essentiel alloué aux salaires des employé.e.s. Les personnels sont titulaires principalement de diplôme d’infirmière, de puéricultrice, d’éducateur de jeunes enfants, d’auxiliaires de puériculture ou de CAP petite enfance, c’est bien sur la qualité de leur formation et sur leur nombre que les entreprises vont faire des « économies ». Et donc affecter directement la qualité de l’accueil et de l’accompagnement qui rappelons-le, est primordial dans ces premiers instants de vie du nourrisson. Le reportage sur France 3 dans Pièces à conviction en février « Qui va garder mon enfant » est à ce titre édifiant.

Un choix économique, un choix politique

C’est en connaissance de cause que les municipalités en général et l’équipe Gazay en particulier choisissent la privatisation (pudiquement appelée délégation de service public) en se projetant sur le possible investissement de Crèches du Sud. Le fonctionnement de ces structures est basé sur un taux de remplissage extrême. La participation financière dépend de la présence des enfants à l’heure, c’est-à-dire qu’en cas d’absence l’enfant est remplacé même pour quelques heures, la cohésion pédagogique et la rassurance affective nécessaires au bien-être des enfants passent au second plan. Ajoutons à cela l’état de fatigue croissant des équipes et le taux d’absentéisme non remplacé qui l’accentue. Les modes d’accueil petite enfance sont en tension, nous devons résister à l’appel du tout-finance qui est en contradiction avec le temps du développement du jeune enfant. Grandir ne peut pas se monnayer.

Il est incontestablement de la responsabilité des municipalités de prendre soin des jeunes enfants et de leurs parents dans des espaces d’accueil et d’écoute avec du personnel formé mais aussi reconnu dans la difficulté de son travail. La petite enfance est notre avenir, nous avons la responsabilité d’en prendre soin.

Un mode d’accueil adapté aux besoins des populations

Nous devons prendre soin des familles aussi, les lieux d’accueil, nombreux et variés, doivent être adaptés aux besoins des familles et des enfants. Crèche, halte-garderie, lieu d’accueil enfants-parents, ludothèque mais aussi avec des projets pédagogiques innovants qui laissent la place à un travail en complémentarité avec les parents, qui prend soin des singularités des uns et des autres, qui laisse la place à l’innovation et aux possibles et qui permet à chaque salarié de s’épanouir en favorisant sa créativité et en proposant des temps de formation continue.

Rassemblé·e·s pour Aubagne : un projet d’avenir qui se construit aujourd’hui Rassemblé·e·s pour Aubagne s’engage donc dès aujourd’hui à prendre en compte chaque besoin, chaque singularité pour définir ensemble les éléments de réponse aux besoins d’accueil et d’accompagnement des jeunes enfants et de leurs familles. Nous construirons avec vous aujourd’hui  la société de demain.