Aubagne écologique : Une ville pleine de ressources

Aubagne écologique : Une ville pleine de ressources

Faire entrer Aubagne dans le peloton de tête des villes les plus performantes en matière de développement durable. Cet objectif ambitieux, nous pouvons l’atteindre en mettant en synergie toutes les ressources de notre territoire.

Impulser et financer une démarche collective de prévention, de réemploi et de valorisation des déchets, développer les habitats participatifs et les éco-lieux accessibles à tout un chacun, limiter la place de la publicité dans l’espace public ou encore créer une commission extra-municipale pour représenter les intérêts de la nature et des générations futures…voilà quelques-unes des propositions concrètes de notre équipe.

L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de faire entrer notre ville dans le peloton de tête des villes performantes en matière de développement durable. Et cela passe par une mobilisation générale des moyens humains et des ressources à notre disposition dans une parfaite intelligence entre les élus, les citoyens et les techniciens des services municipaux.

Zéro déchet, zéro gaspillage

La lutte contre le tout-jetable d’abord. Elle est au cœur de la démarche « zéro déchet, zéro gaspillage » que nous souhaitons lancer. Elle vise à promouvoir des alternatives aux produits à usage unique qui peuplent notre quotidien et qui sont responsables de quantités considérables de déchets et d’une consommation irraisonnée de ressources planétaires. Si la réussite d’un tel projet dépend d’une réelle volonté politique à l’échelle du pays et nous en sommes encore loin, nous sommes en capacité ici, à l’échelle locale, de contribuer à modifier les comportements en accompagnant les initiatives dans le champ de la réutilisation et du réemploi des déchets.

Agir via la commande publique de fournitures, de services et de travaux, généraliser le tri à la source ou encore accompagner les initiatives entrepreneuriales en matière d’économie circulaire sont quelques-unes des pistes auxquelles nous avons réfléchi.

Une filière locale pour les déchets verts

Une telle démarche vise également à réduire de manière considérable les déchets verts. Des solutions existent : la mise en œuvre de pratiques responsables d’achats de bois, de papier et de cuir pour les fournitures, la gestion durable de notre patrimoine forestier en font partie. Mais il nous faut être beaucoup plus ambitieux pour améliorer la gestion de déchets verts et réduire l’impact environnemental d’une gestion non maîtrisée.

La mise en place d’une filière de collecte des déchets végétaux est un objectif collectif qu’il nous faut atteindre en mobilisant toutes les énergies créatives, celles des citoyens et des techniciens territoriaux comme celle des associations. La mise à disposition de bennes ou de broyeurs dans les quartiers et dans tous les restaurants collectifs et la création d’une usine de tri, de méthanisation et de compostage seront rapidement à l’étude.

Tout cela passe évidemment par une grande campagne d’information et de sensibilisation au tri sélectif pour faire de chaque citoyen un partenaire éclairé. L’exemplarité de la commande publique et des services municipaux comme la valorisation du tri des déchets sur les manifestations publiques en partenariat avec le monde associatif doivent pouvoir contribuer à impulser une dynamique aubagnaise.

Démocratiser l’écologie

Si nos travaux ont évoqué aussi la création d’une recyclerie/ressourcerie créatrice d’activités et d’emplois, celle de vergers, de jardins partagés et de ruches en milieu urbain ou encore la nécessité d’agir sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour protéger les zones vertes, il a été question tout au long de nos échanges de démocratiser l’écologie en mettant notamment en place des commissions ouvertes aux citoyens et usagers. Mais pas seulement : la création d’une « Maison de l’écologie » pourrait être la pierre angulaire d’une politique audacieuse en matière de protection de l’environnement. Elle permettrait à la fois d’informer sur les aides (précarité énergétique), de former les agents territoriaux à identifier les besoins et à les orienter tout en offrant un espace public aux associations et aux expertises pour diffuser les pratiques et le savoir-faire.